consommation, Zéro déchet

Vers le zéro déchet: six changements bénéfiques

Depuis février, je tends vers la consommation zéro déchet. Je ne suis pas parfaite, mais j’essaie de produire un minimum de matières résiduelles. Chaque jour, mon sens de l’organisation et ma volonté sont mis à l’épreuve. Voici six situations qui ont nécessité un changement de comportement, changement qui s’est avéré bénéfique.

#1 : au travail

Être zéro déchet à la maison, c’est bien, mais ça ne sert à rien si je me comporte autrement dès que je passe la porte. J’ai du revoir mon mode de fonctionnement au travail. Le bureau n’étant pas équipé pour trier les matières compostables, je rapporte avec moi mes épluchures et autres cœurs de pommes dans un pot de confiture Bonne Maman,  que je vide ensuite dans mon propre bac à compost. Je réutilise l’endos de mes feuilles de papier, dont ma consommation diminué aux trois-quarts. À part quelques stylos en fin de vie, ma corbeille est vide; j’ai même recommencé à utiliser des bons vieux crayons au plomb et mis de côté les marqueurs. Je ne jette rien à la cuisine non plus; équipée de ma boîte à lunch, je place les aliments dans des contenants lavables.

#2: lunchs abordables

Je veux bien faire mon lunch, mais il y a des moments exceptionnels où je n’ai ni l’envie, ni les stocks pour remplir ma boîte à lunch. Arrive donc le jour où à midi tapant, je suis encore à mon bureau à me demander quoi manger. On oublie le take out en styromousse et l’emballage plastique de la boulangerie du coin ainsi que la commande de pad thaï. Je finis par me pointer au resto vietnamien qui fait des sandwichs végés à emporter dans un sac de papier brun. Un sac compostable que je glisse dans mon sac à main pour le ramener à la maison. Pas de déchet, et en prime, un lunch vraiment abordable.

#3: lunchs en bonne compagnie

Le dilemme du repas se pose de nouveau quelques jours plus tard. Je n’ai pas amené de dîner et mon ventre crie famine. La boulangerie du coin m’appelle irrésistiblement. Je texte une copine qui travaille à côté: « on se retrouve au resto dans dix minutes ? » Invitation acceptée. Je fais d’une pierre deux coups: je mange dans de la vraie vaisselle et je passe quarante-cinq minutes à mettre à jour mes commérages. Et quand on y pense, c’est habitude assez malsaine, que la nourriture pour emporter. Comme si nous n’avions plus le temps de nous asseoir à une table de restaurant. Comme s’il fallait absolument se précipiter chez soi pour manger seul…alors que manger à une table de restaurant, c’est si agréable.

#4: changements chez les proches

Tout le monde veut savoir: au quotidien, comment je fonctionne ? J’explique, je justifie. Puis, le vent tourne; les autres me parlent. Une collègue m’avoue qu’elle se questionne sur mes habitudes à chaque fois qu’elle met quelque chose à la poubelle. Ma mère me téléphone pour me dire qu’elle a passé en revue ses habitudes et qu’elle a fini par se faire un tas de matières compostables au bout du terrain. Ma propre fille me fait la tête le jour ou je me laisse tenter par un sac (en plastique) de pommes. Ma démarche fait des petits. Ça réfléchit autour de moi.

#5: moins de viande rouge

Qu’est-ce qui se vend presque automatiquement sur une plaque de styromousse ? Qu’est-ce qui est le plus onéreux quand on le commande chez le boucher ? Le bœuf et l’agneau. En devenant zéro déchet, je ne me doutais pas que j’allais réduire mon empreinte écologique autrement. Manger de la viande rouge, quand on y pense à deux fois, quand il faut prendre la peine de se rendre chez le boucher pour commander à la pièce, c’est coûteux et compliqué, surtout quand ce n’est pas ce qu’on préfère. Donc, on consomme maintenant de la viande rouge une seule fois par semaine. Légumineuses, poisson, pâtes, omelette et volaille sont au menu.

#6: Bye bye, Jean Coutu

Ça fait des années que ça ne va plus lui et moi. J’ai d’abord cessé de me maquiller, puis, je me suis mise à acheter mon papier de toilette et mes produits nettoyants au magasin écologique. Finalement, j’ai adopté la brosse à dent de bambou et la fleurcup. Aujourd’hui, je peux le dire, j’ai mis derrière moi les visites hebdomadaires à cette pharmacie qui vend beaucoup trop de bonbons à mon goût.

Devenir zéro déchet est le changement le plus surprenant que j’aie fait dans ma vie. J’ai découvert un monde d’habitudes différentes qui m’étonnent à chaque fois. Osez changer, ne serait-ce qu’une seule habitude, pour faire la différence.

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